PARC DE BEIHAI & CITE INTERDITE


Alors que je n’étais encore jamais sortie de l’Europe, je me suis dit qu’il était temps d’y remédier avec un premier voyage en Asie : je rêvais de découvrir un jour la muraille de Chine, mais aussi de marcher sur le lac Baïkal gelé ; comme je ne recule devant rien, j’ai organisé un voyage qui nous permettrait de faire les deux… Et même bien plus ! Nous avons donc atterri à Pékin, où nous avons passé quelques jours, puis nous sommes remontés par la Mongolie avant de rallier la Sibérie grâce au Transmongolien… Je vous emmène ?

Nous voici donc chacun avec notre sac de 8 kilos sur le dos (oui, sachant que nous allons pas mal vadrouiller, on a pris le matériel grand froid mais en mode minimum vital…) prêts à embarquer pour la grande Aventure…. Par une ellipse temporelle majeure (oui en vrai, ça nous a pris quand même 10 heures d’avion), nous posons notre premier orteil (pour mon copain, le terme juste serait plutôt une « Knacky ») en zone chinoise. Et on peut dire que ça ne rigole pas ! Le passage de douane nous prendra deux heures supplémentaires, avec remplissage de papiers d’entrée et de sortie, vérification très scrupuleuse des visas, un petit sourire pour la photo (Ah non ?), les portiques de contrôle après avoir récupéré les bagages, avant de prendre la navette qui nous amènera jusqu’au métro… Ça y est, cette fois, c’est officiel : Pékin nous voici !

En grande parisienne que je suis, je prends en main l’aspect transports en commun : nous prenons la ligne 2 violette de Dongzhimen jusqu’à Fuxingmen, comme ça nous serons à deux stations seulement de notre point d’arrivée ; dans un accès de folie, je propose de finir la route à pieds (note pour le futur : 1 station de métro Pékinoise = 4 stations de métro parisienne…) : mais bon, ce sera l’occasion de nous imprégner pleinement de l’ambiance.

Le spectacle est ahurissant : il y a des routes à 4-5-6 voies partout, des vieilles voitures, des mobylettes à 2-3-4-5 passagers, des vélos partout, des piétons au milieu de tout ça…. La clameur de cette ville parvient à nous comme un appel du pied pour faire partie de cette effervescence bouillonnante pendant quelques jours. Nous nous laissons donc engloutir et slalomons entre tout ça pour nous faire une place : il nous aura quand même fallu un séjour entier pour comprendre comment marchent les passages piétons, pour finalement se rendre compte que même quand c’est aux piétons de passer, il faut réussir à se faufiler entre les voitures les scooters électriques tout en se faisant klaxonner par les bus et les vélos !!

cite-interdite

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En chemin, nous croisons, de jolies boutiques Kawaii, des restaurants aux odeurs alléchantes… Je réalise que le 13ème arrondissement de Paris perdra sûrement un peu de sa magie après ces délicieuses découvertes… Il y a des vieux vélos, des pousse pousses, des cartons de fruits et des légumes, des fauteuils, des cages à oiseaux entassés sur des coins de trottoirs ; tout peu paraître un peu désordonné, poussiéreux au premier coup d’oeil : et pourtant, le charme qui se dégage de ces grandes artères bordées de toutes petites boutiques et ces étroites ruelles interminables qui les croisent et l’ambiance qui règne sont irrésistibles… Quelques temples viennent s’ajouter à ce mélange, des couleurs rouge flamboyantes, des frises bleues, vertes jaunes, oranges, et des lions en marbres ou en bois viennent habiller le tout ici et là !!!

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Au bout d’une heure de marche, par un doux miracle, nous apercevons notre hôtel… En plus d’être accueillis très chaleureusement, nous sommes bien situés et notre chambre est toute petite mais il y a tout ce qu’il faut. il y a même un petit pub super mignon dans les murs (hips), voilà qui nous ravit ! Nous nous délestons de nos 8 kilos chacun mais repartons aussitôt, la faim au ventre pour mon Kung Fu Viking (oui je rajoute des superlatifs au fur et à mesure des voyages, on est pas sortis de l’auberge), l’excitation et l’exaltation au ventre pour moi….

N’apprenant pas toujours de mes erreurs du premier coup (#blonde, #tête en l’air, #jesuistêtue), nous partons vers le lac de Beihai à pieds (« regarde on est à un demi pouce des jardins, on y sera en 10 mn top chrono ! »)… Donc 1 heure plus tard, nous y voilà enfin ! Le ventre de mon copain criant famine (Alerte rouge sur l’échelle de Vikingchter), c’est donc du manger qu’il faut trouver de toute urgence avant d’envisager une quelconque visite. Nous mangeons donc nos premières spécialités locales, avec du porc au miel et du poulet épicé, je vous donne le ton du repas « Miam, miam, miam, trop bon, mmmmmm ».

Ensuite, à peine nous mettons les pieds dans le parc que le bouillonnement et l’agitation de la ville s’éteignent pour laisser place au calme et de la nature à perte de vue… C’est fou ce contraste !!!!! Les deux cohabitent ensemble, et pourtant, quand on est dans un environnement, on ne soupçonne pas même l’existence de l’autre… Tout n’est que dédale de ponts, de temples, pagodes, avec un immense lac et le palais de Dagoba qui siège fièrement au milieu de tout ça… Nous croisons des chinois qui dansent en couple sur des musiques traditionnelles, la magie opère, nous nous sentons loin, et surtout hors du temps.

LAC DE BEIHAI

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Le lac occupe la moitié de la superficie du parc, et pour la petite histoire, la légende veut que les empereurs de la dynastie Liao aient construits ce jardin en imitant les 3 montagnes magiques sur lesquelles vivaient des immortels : l’histoire ne me dit pas s’ils sont parvenus à leur fin, qui sait, peut-être que leur âme hante paisiblement ces lieux à jamais….

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Très fatigués de notre première journée après une nuit blanche, nous prenons un petite bière dans le bar de l’hôtel (un tout petit hôtel qui ne paie pas de mine mais très sympa, le petit bar est super mignon !!!), puis nous enfonçons dans un sommeil réparateur… A 16h, heure locale !

INFORMATIONS PRATIQUES PARC DE BEIHAI
No.1 Wenjin Street, Xicheng District, Pékin 100000, Chine – Tél : +86 10 6404 0610
Le parc est ouvert d’avril à octobre de 6h30 à 21h et de novembre à mars de 6h30 à 20h
TARIF (avril-octobre) : 10 CNY • TARIF (novembre-mars) : 5 CNY
Plus d’infos sur www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g294212-d311598-Reviews-Beihai_Park_Beihai_Gongyuan-Beijing.html

LA CITE INTERDITE

Le lendemain, nous décidons de visiter la cité interdite (pas si interdite que à en juger par sa fréquentation). Cette fois-ci, même si ça paraît à côté sur la carte, nous décidons de prendre le métro (mon copain a eu un accident il y a quelques années, nous pouvons marcher, mais il faut doser si on ne veut pas qu’il souffre le martyr (ou le mercretyr) au bout de deux jours)… Nous nous faisons dévisager partout où nous allons, mais c’est particulièrement flagrant dans le métro (j’avoue que j’étais étonnée, j’avais entendu que les occidentaux étaient des objets de curiosité dans beaucoup de petites villes de campagne chinoises… Mais Pékin quand même, ça doit en brasser du touriste ; et pourtant je n’en ai quasiment pas croisé !). Le trajet m’aura permis de découvrir une technique publicitaire assez folle : la pub en motion design qui te suit à la même allure que le métro : les images défilent donc alors que nous roulons, mon copain a essayé de m’expliquer comment ça marchait (du image par image mais chaque image est aussi animée (kouwaaaaaa??) mais j’avoue que ça reste assez obscur pour moi…

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Se retrouver devant la cité interdite… Ça semble tellement irréel d’abord. Il m’a fallu le temps de réaliser… C’est quelques chose de mythique ; rationnellement, je sais que je l’ai fait : mais quand j’y repense, il flotte encore un goût de rêve, tant les architectures sont différentes de tout ce que j’avais vu jusqu’à maintenant, tant le décor est dépaysant : bref le nom est bien trouvé, je suis longuement restée interdite… Franchir les immenses portes rouges aux poignées dorées, monter ces marches, traverser tous ces palais majestueux, voir ces magnifiques lions en bronze, ces mélanges de textures, de couleurs, du rouge, du doré, du blanc dorures, ces pierres, du marbre, du bois… Quelle magie !

 

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En faisant un point guide, j’apprends que la cité a été construite sous le règne du troisième empereur de la dynastie Ming, entre 1406 et 1420. Ça a donc été le lieu de résidence de moultes empereurs jusqu’en 1912, et il était pour eux très difficile d’en sortir. C’était un peu la ville dans la ville, et d’ailleurs, les bâtiments de Pékin n’avaient pas le droit de dépasser en hauteur les palais de la cité ; elle dominait donc toute la ville pendant de longs siècles…

Nous prenons notre temps pour visiter les coins et recoins et nous nous enivrons des lieux ; tout le monde avance par les portes centrales mais les portes latérales sont quasiment vides, alors nous en profitons pour prendre des photos comme si nous étions seuls au monde (#publicité mensongère). Je croise une jeune fille qui prend la pose avec des vêtements traditionnels, des instants volés que je capte vite vite vite avec mon appareil ! On m’avait dit que je ne verrai pas le ciel bleu à Pékin. que c’était gris tout le temps au dessus de nos têtes ! Je ressens la pollution dans mes poumons, mais le ciel est d’un bleu très intense, pour notre plus grand plaisir !

Des jeunes filles veulent prendre une photo avec moi, une dame nous colle son petit garçon dans les bras pour immortaliser le moment ! Dans le métro, nous avions l’impression d’être des bêtes curieuses, ici des célébrités !

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Il est déjà temps pour nous de sortir, alors que nous nous promenons depuis quelques heures déjà, des voix nous indiquent que la cité interdite ferme bientôt. Nous traversons donc les jardins pour terminer en beauté cette visite qui restera un souvenir très marquant de notre passage à Pékin…

Nous décidons de rentrer à pieds, ayant traversé la cité, nous nous sommes rapprochés de notre hôtel (moins de la moitié d’un demi pouce… Bref !), et nous voulons profiter des dernières lumières du soleil couchant le long du trajet. Je m’essaye à de la pause longue en plein jour pour la première fois, le lieu s’y prête ; le résultat n’est pas fou certes, mais j’y travaille ! Nous prenons un dessert en chemin, avec de la crème pâtissière et du citron, c’est très bon !

INFORMATIONS PRATIQUES CITE INTERDITE
No.4 Jingshanqian Street, Dongcheng District, Pékin 100009, Chine – Tél : +86 10 8500 7422
Ouverte tous les jours de l’année, de 8h30 à 17h (16h30 du 15 octobre au 15 avril)
TARIF : 60 CNY
Plus d’infos sur www.dpm.org.cn/Home.html

 

J’espère que la visite vous a plue, je vous emmène visiter la muraille de Chine et les Hutongs (j’ai d’ailleurs oublié mes u-tong, je n’ai que mes bottes fourrées, mouahahahah) la prochaine fois ; et surtout je vous prépare un article spécial infos pratiques pour aller en Chine, vous saurez tout sur les visas (#patience), les bonnes adresses à retenir à Pékin, que mettre dans son sac pour partir (j’ai emmené mon viking mais pas que)….

Bisous bisous !